France bashing, ostrich policy ou véritables diagnostic et politique économiques de l’entreprise France (2ème partie)

20 novembre 2014

France bashing, ostrich policy ou véritables diagnostic et politique économiques de l’entreprise France ?

IIème partie

DE GAULLE

Le plan, cette « ardente obligation »

DE GAULLE.jpg signature

Expression utilisée par le Général de Gaulle le 8 mai 1961 à propos des plans quinquennaux pour la France.

  •  2.1 – La connaissance de l’économie n’est pas, en France, la chose du monde la mieux partagée

La concurrence entre multinationales et pays en ce qui concerne la taille économique que j’ai évoquée dans la première partie  (v. « La valeur ajoutée de  l’entreprise France ne représentait, en 2009, que vingt et une fois la valeur ajoutée de l’entreprise la plus riche de la planète : Exxon mobile« pose la question suivante : si les multinationales obtiennent ces excellents résultats n’est-ce pas parce qu’elles sont mieux gérées que certains pays ? Nul doute que celles-ci appliquent très rigoureusement les méthodes de management éprouvées.

La France ne gagnerait-elle pas, de ce fait et toutes choses égales par ailleurs, à être gérée comme la très grande multinationale qu’elle est en réalité ? Il s’agirait, tout d’abord, sur un plan général, de faire le diagnostic rigoureux et clair, à la manière de la méthode SWOT, de ses forces, de ses faiblesses, des opportunités qui s’offrent à elle, mais aussi des menaces qui la guettent. Et, en second lieu, en fonction de ce diagnostic général, de définir des objectifs précis concernant les grands secteurs de l’économie, à l’instar de ce que l’on fit à l’époque du Plan des années 60, notamment lors du 4ème plan (1962 -1965), mais en introduisant, cette fois-ci, des critères fondés plus précisément sur la demande potentielle, c’est-à-dire, somme toute, sur des critères économiques et de marketing. Alors que la politique du plan était parfois quelque peu volontariste et ne tenait pas toujours compte de ces critères.

Quels sont les « avantages concurrentiels »  de l’entreprise France ? Qu’est-ce que l’entreprise France peut et pourra vendre au monde entier, à court, moyen et long terme, tant en quantité, qu’en qualité et en prix ? Telle est, à mon avis, la question.


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 © Créative Commons / Lamiot

Les Etats-Unis semblent avoir bien compris, sans doute grâce à leur leadership intellectuel (v. « Le cercle vertueux des cinq leaderships intellectuels des Etats-Unis) et à leur forte culture économique, la nécessité d’adapter en permanence l’entreprise U.S.A. à l’évolution économique mondiale et avoir défini avec précision des objectifs. Je n’en mentionnerai que deux, essentiels : l’énergie, base matérielle de l’économie à toute époque, avec l’exploitation du gaz de schiste, ce qui les conduit à l’autosuffisance voire à être exportateurs, alors qu’ils étaient importateurs et le numérique, base intellectuelle de l’économie d’aujourd’hui, dont on a vu leur leadership dans l’article ci-dessus et dans : « Le XXIème siècle, siècle des Lumières américain ? ».

  • 2.2  – Le cruel manque, en France,  de culture économique et de culture marketing. Incidence sur les crises sectorielles et générales

En France, de même que nous manquons cruellement de culture communication, nous manquons cruellement de culture économique et de culture marketing, les trois étant étroitement liés. Le récent prix Nobel de l’économie attribué à un français, aussi mérité soit-il, ne doit pas masquer la réalité du terrain. Ainsi, ai-je été très surpris de constater, au cours de ma carrière, que des pans entiers de l’économie française échappaient, tel l’immobilier dans les années 90, et échappent encore aujourd’hui , tel le secteur financier, au marketing.  Ce qui a conduit à des crises sectorielles ou a empiré les crises générales.

Crises sectorielles : ce fut le cas notamment de la crise immobilière des années 1990-1995 au cours de laquelle – s’en souvient-on ? – ventes et prix chutèrent de 30 à 40% selon les zones géographiques et de nombreuses entreprises de promotion et du bâtiment firent faillite. Ce fut un véritable krach de l’immobilier, qui prit la grande majorité des professionnels au dépourvu, et qui eut, corrélativement, d’importantes répercussions négatives sur l’économie en général. La situation est différente aujourd’hui malgré que le marché immobilier soit difficile, les professionnels de la construction portant, depuis, la plus grande attention à l’évolution du marché et ayant réduit la voilure en temps utile.

Crise générale : C’est le cas de la crise économique et financière actuelle, que seul un petit nombre, dont je fus, avait prévu. En ce qui me concerne, ma démarche, élémentaire, d’une simplicité biblique, nullement le fruit d’un quelconque génie personnel, n’a essentiellement consisté qu’à faire la synthèse d’informations clés publiées par certains organismes de conjoncture américains très fiables auxquels j’étais abonné : entre autres celui du fameux Nouriel Roubini (1) – l’Economic Cycle Research InstituteE.C.R.I. (2) -, Market Cycle Dynamics (3) -, Grant’s Interest Rate Observer (4) -, Ravi Batra (5) -, Harry Dent (6) et le site du professeur Antal  Fekete (7), spécialiste mondial des questions monétaires, de la déflation et de l’or. J’ajouterai à ces économistes et conjoncturistes l’ouvrage fondateur de  Ferdinand Lundberg « Les riches et les super riches« (8).

 Informations que j’ai rapprochées des enseignements, très significatifs, des crises immobilières que j’avais, à titre professionnel, traversées, notamment celle de 1990 /1995 en France, déjà citée, en relation avec celle, naissante, aux Etats-Unis. Cette démarche toute simple d’un simple particulier ne disposant que d’un minimum de moyens, un ordinateur et quelques  bonnes adresses internet, ne pouvait-elle pas être répliquée et même fortement améliorée par n’importe quel organisme de conjoncture ainsi que par les  principaux ministères et les grandes entreprises, largement dotés, eux, de moyens ?

Aux Etats-Unis, de nombreuses entreprises de toute taille mais aussi de nombreux organismes  publics sont abonnés à L’E.C.R.I., organisme public créé dans les années 30 mais aujourd’hui privé, dont le palmarès en matière de prévisions économiques et financières est considérable (v. témoignages). Combien, de l’une ou l’autre catégorie, sont-ils abonnés, en France, à un organisme similaire, et surtout aussi efficace ? A noter que les prévisions de l’E.C.R.I. portent non seulement sur les Etats-Unis mais aussi sur la plupart des grands pays, dont la France.

C’est, sans doute, outre le leadership intellectuel et la forte culture économique des Etats-Unis déja mentionnés plus haut, cette extrême attention portée à la prévision des cycles économiques qui explique la très grande réactivité de l’économie américaine.

  • 2.3 – L’importance fondamentale de la prévision des cycles économiques et financiers de long terme

Le dénominateur commun des sept organismes de conjoncture ci-dessus est de privilégier l’analyse et la prévision des cycles économiques et financiers de long terme et de descendre, ensuite, à celle des cycles de court et de moyen terme, ces deux derniers cycles étant conditionnés, on le conçoit, par les premiers J’ajoute que ces organismes sont tous des entreprises privées qui ne vivent que de la commercialisation de leurs prévisions. Ils ont donc tout intérêt à ce que celles-ci soient exactes !

A l’inverse, un exemple criant de notre manque de culture économique est le désintérêt prononcé que l’on observe, dans notre pays, en ce qui concerne ces prévisions de long terme. Peut-on trouver, actuellement, dans la presse économique et financière française, un seul mot sur ces cycles ? Ignorons-nous que les deux prochaines vagues du cycle de Kondratieff, celles du printemps et de l’été, devraient caractériser les deux prochaines décennies du XXIème siècle, avec leur cortège de découvertes scientifiques et technologiques de toutes sortes ? Découvertes qui devraient être fortement génératrices de croissance et d’emploi, à la condition, toutefois, que nous y participions et que nous n’y assistions pas en spectateur impuissant, comme, on l’a vu, en ce qui concerne le numérique. (V. Le XXIème siècle des Lumières américain ? et  Le cercle vertueux des cinq leaderships intellectuels des Etats-Unis).

Le graphique ci-dessous qui porte sur l’évolution de l’un des indices boursiers les plus connus, le Standard & Poor’s 500, de 1945 à 2010, démontre, s’il en était besoin, la réalité de l’existence de ces cycles économiques et financiers de long terme dont la connaissance est essentielle, on le conçoit, pour savoir dans quel type de conjoncture on se situe et, en conséquence, quelle politique économique on peut envisager en fonction de  la tendance de long terme et non à contre tendance de celle-ci. Dans sa dernière partie ce graphique montre qu’après avoir atteint un plus haut à 1 576 points  au quatrième trimestre 2007, c’est à dire à la fin de « l’automne », l’indice est entré dans « l’hiver », lequel n’a pas duré aussi longtemps que prévu car le plus bas est arrivé au premier trimestre 2009 à 667 points. Il est clair qu’au jour d’aujourd’hui le « printemps » est bien engagé puisque l’indice cotait hier, 19 Novembre 2014, 2048 points.(Les niveaux et les dates mentionnées ci-dessus concernent l’indice S & P 500 brut, sans ajustement en fonction de l’inflation, d’ou le décalage entre les dates avec le graphique ci-dessous, mais l’existence des cycles demeure bien réelle comme le montrent bien les fluctuations parallèles de l’indice brut).

long wave dynamics

Si l’on examinait, maintenant, l’évolution du cycle économique de Kondratieff et non celle du S.P. 500 on constaterait une évolution similaire mais décalée dans le temps. L’orsqu’on prolonge la courbe du cycle de Kondratieff au delà de 2010 jusqu’en 2014 on constate que celle-ci semble proche d’un plus bas, c’est à dire que l’hiver de Kondratieff se termine et que le printemps n’est plus très loin. Ce qui n’exclut pas quelques tardives vagues de froid plus ou moins fortes ! Il n’y pas, en principe, de contradiction entre les deux courbes : on sait que les indices boursiers généraux sont des indicateurs avancés de l’économie, sachant cependant que ce qui vaut outre-atlantique ne vaut pas forcément en Europe. Ainsi, on constate que les indices européens ont tendance, actuellement, à stagner, contrairement au S & P 500 qui, lui, progresse. Chacun sait que les Etats-Unis sortent beaucoup plus vite de la crise que l’Europe.

  • 2.4  François Hollande, Nicolas Sarkozy (ou autres),  même dilemme : tous deux ont  admis avoir sous-estimé l’importance de la crise économique et financière.

Ceux qui prétendent conduire la nation ne devraient-ils pas être sinon experts en matière économique mais, au minimum, être parfaitement bien informés sur le sujet et, à l’instar du Général de Gaulle en ce qui concerne le plan quinquennal des années 60, marteler, aujourd’hui, l’« ardente obligation » du plan économique et marketing de l’entreprise France ? La fixation rigoureuse d’objectifs de développement très précis n’est-elle pas le b,a, ba de toute entreprise ? Dans notre civilisation de l’information qui oserait prétendre que les informations et les outils de tous ordres – mathématiques, économiques, statistiques, informatiques etc  – manquent pour élaborer ce plan ? Quoi qu’on en dise faute de formation économique, d’expérience et/ou par paresse intellectuelle, les grandes tendances économiques et les marchés sont prévisibles, hors accident de type Black Swan, tel que le 11 Septembre. Il ne s’agit que d’une question, très classique, de formation et d’information, c’est-à-dire, en l’espèce, de culture économique.

hollande sarco fusion

Ne peut-on être effaré de ce que non seulement  le président de la république actuel mais aussi son prédécesseur se soient déclarés « surpris », chacun en son temps, de l’ampleur de cette crise ? Alors même que lors de l’élection du deuxième, en 2012, on était déjà dans la sixième année de celle-ci ! De même ne peut-on être consterné d’entendre, plus tard, ce dernier « prévoir », près d’un an à l’avance, que le taux de chômage régresserait alors que toutes les données économiques laissaient augurer l’inverse, contrairement a ce qu’il à affirmé dans sa conférence de presse de Novembre 2014 ? J’ai pris l’exemple le plus récent, celui du président de la république actuel et de son prédécesseur. Mais ne pourrait-on étendre cet exemple à d’autres présidents de la république, premiers ministres ou ministres des finances, toutes tendances confondues ? N’est-il pas paradoxal que l’un des  présidents de la république les plus avertis en matière économique et les plus attentifs à son évolution, avec le plan quinquennal, fut un militaire, le général de Gaulle ? (9)

Enfin, n’est-il pas piquant que face au manque actuel de clarté de la politique économique de la France, ce soit l’illustre prédécesseur du président de la république actuel, François Mitterrand, qui ait dit :

« La clarté est la forme la plus difficile de courage » ?

  • Conclusion : L’importance vitale de la clarté en matière de politique économique (et dans tout domaine)

La prévision rigoureuse de l’évolution de l’économie et des marchés ainsi que la connaissance  précise du fonctionnement des entreprises constituent, par définition – est-il besoin de le dire ? – une condition sine qua non de la clarté en matière de politique économique et financière. Si l’on fonce à l’aveuglette ou en fonction de dogmes ou d’a priori économiques quels qu’ils soient dans l’économie hyper concurrentielle qui est celle de la mondialisation, ce qui semble être le cas actuellement, est-il possible de fixer des objectifs cohérents et précis ? Ne dit-on pas, d’une manière plus générale, que gouverner c’est prévoir ?

De même n’est-il pas important, pour la cohésion sociale du pays, que l’ensemble des citoyens soient clairement informés de ces objectifs et de leur justification économique ? Ce qui suppose, que ces objectifs soient économiquement et incontestablement crédibles, et donc qu’ils soient fixés avec méthode et rigueur. C’est-à-dire, en priorité, en fonction de la demande actuelle et future, laquelle est conditionnée non seulement par la typologie, les besoins et les motivations actuels de la population mondiale mais aussi par le développement futur des sciences et des nouvelles technologies, développement qui suscitera, à son tour, de nouveaux besoins. Comme le disait Lord Kelvin :

« On ne connait bien que ce que l’on peut chiffrer » .

Tout ceci montre bien, à mon avis, l’extrême importance de la clarté en matière de communication sur le plan politique mais aussi dans tout domaine, critère qui va de pair avec les deux autres critères de fond que je développe dans les « Huit règles d’or de la communication » : aller à l’essentiel et dire la vérité, lesquels sont complémentaires et ne sont pas moins impératifs.

Ainsi que je le résume dans cet ouvrage : « Dès que dans notre communication, faute de réflexion, nous nous écartons des trois critères fondamentaux de la parole : aller à l’essentiel, dire la vérité (ou parler vrai), être clair, l’intérêt de notre interlocuteur chute verticalement ». (V. « Orientez et évaluez votre communication  à l’aide des quatre critères de la parole« ).

Et j’ajouterai : l’intérêt, certes, mais aussi la confiance…

(1) Nouriel Roubini, diplômé d’Harvard, docteur en économie, professeur d’économie au  Stern School of Business de l’Université de New York est aussi président d’ RGE Monitor, un groupe de consultants économiques spécialisé en analyse financière et il anime le blog Roubini’s edge où l’on peut trouver actuellement un très intéressant et long article, tout à fait dans la ligne des productions de son auteur :  » Five serious Economic dangers for 2015 and beyond « . Nouriel Roubini est célèbre pour avoir été l’un des très rares économistes à avoir prévu la crise, et ce dès 2005, dans un article publié dans le magazine Fortune. Article dans lequel il écrivait  que « le prix des maisons surfe sur une vague spéculative qui coulera bientôt l’économie ».

2) Ceux qui s’intérèssent à la prévision des cycles économiques et financiers  pourront lire l’ouvrage de référence en la matière: « Beating the business cycle« – Editeur Crown Business – 2004. Les co-auteurs de cet ouvrage sont  les deux dirigeants de l’E.C.R.I. : Lakshman Achuthan et Anirvan Banerji. Voici comment ceux-ci se présentent sur le site de l’E.C.R.I. :

Lakshman  Achuthan, Co-Founder & Chief Operations Officer of ECRI,, is the managing editor of ECRI’s forecasting publications. He is also a member of Time magazine’s board of economists and the Levy Institute’s Board of Governors, and serves as a trustee on the boards of several foundations. He received an undergraduate degree from Fairleigh Dickinson University in 1989 and a graduate degree from Long Island University in 1991.

 Anirvan Banerji , Co-Founder & Chief Research Officer of ECRI,, is the editor-in-chief of ECRI’s forecasting publications. He is also a past President of the Forecasters Club of New York and serves on the New York City Economic Advisory Panel. He received an undergraduate degree from the Indian Institute of Technology, Kharagpur in 1977, and graduate degrees from the Indian Institute of Management, Ahmedabad in 1979 and Columbia University in 1985.

3) David Knox Barker est le créateur de Market Cycle Dynamics, organisme de conjoncture qui analyse en permanence et prévoit l’évolution des cycles économiques de moyen terme (cycle de Kitchin) et de long terme (cycle de Kondratieff).. Il se présente sur son site internet comme : « one of the world’s foremost experts on market cycles, the economic long wave of innovation, and Fibonacci based market analysis ». Il est l’auteur de The K Wave (2012).  Le graphique ci-dessus concernant le cycle du S & P. 500 a été réalisé par David Knox Barker.

4) James Grant a fondé Grant’s Interest Rate Observer en 1983. Il est l’auteur de nombreux ouvrages concernant l’économie et les marchés financiers, notamment le cycle des taux d’intérêt, entre autres: “Money of the Mind” (Farrar, Straus & Giroux, 1992), “The Trouble with Prosperity” (Times Books, 1996) “Minding Mr. Market” (Farrar, Straus & Giroux, 1993), and “Mr. Market Miscalculates” (Axios Press, 2008),  Il intervient dans plusieurs émissions de télévision : “60 Minutes,” “The Charlie Rose Show,” Deirdre Bolton’s “Money Moves” program on Bloomberg TV and a 10-year stint on « Wall Street Week ».

5) Ravi Batra. Ravi Batra, économiste américain est professeur à la Southern Methodist University. Il  est l’auteur de six best sellers internationaux, dont « La grande crise de 1990 ». Il y développe, notamment, à la suite de son maître, Prabhat Sarkar, la très originale théorie des cycles sociaux, laquelle semble concorder tout à fait avec la situation actuelle de la société et avec le déclenchement des crises. J’y consacrerai  un  article. début 2015.

6) Harry Dent. Harry Dent diplômé d’Harvard, est le fondateur de HS Dent Investment Management et également le président et fondateur de la Fondation H.S. Dent et des éditions H.S. Dent..  Dans les années 1980, Harry Dent prédit que l’économie japonaise, alors la coqueluche du monde, allait bientôt entrer dans un ralentissement qui va durer plus d’une décennie. Dans les années 1990, il a prédit que l’indice Dow Jones atteindrait 10 000 points. Ces deux prédictions ont été accueillies avec beaucoup de scepticisme, et pourtant toutes deux ont fini par se réaliser. En 1994 il publie « Le grand boom de 1994 », boom qui a culminé en 2006. Le fondement des recherches de Harry Dent est la nature hautement prévisible des dépenses de consommation, basée sur le modèle d’évolution d’une famille : des dépenses minimes de la part des jeunes adultes, l’augmentation de celles-ci avec l’éducation des enfants, atteignant leur maximum lorsque leurs enfants quittent la maison, puis les dépenses diminuent au cours des quinze dernières années de la vie professionnelle (entre 48 et 63 ans), avec une épargne croissante, en préparation à la retraite.

7)  Professeur Antal Fekete «  Professor Antal E. Fekete is a renowned mathematician and monetary scientist. His site illuminates some of his important ideas in the areas of Fiscal and Monetary Reform, Gold Standard University,, Real Bills Doctrine, Basis, Discount versus Interest, Gold and Interest ». Le professeur Fekete affirme que la crise actuelle est, par essence, déflationniste et que les injections massives de liquidités auxquelles ont procédé les banques centrales ces dernières années ne peuvent conduire qu’à une crise monétaire majeure.

8) Ferdinand Lundberg Les riches et les super riches.(1969) – Ferdinand Lundberg, journaliste américain d’origine suédoise, diplômé de l’université de Columbia est sans doute l’un des premiers à avoir décrit la concentration excessive  des richesses, observation qui est devenue un classique,  un concept. Un certain nombre d’économistes considèrent que cette « concentration excessive des richesses » constitue le dénominateur commun de toutes les grandes crises économiques. A noter que celle-ci atteint actuellement un niveau historique et qu’elle a été dénoncée récemment par deux expertes, s’il en est : rien moins que la présidente de la Fed : Janet Yellen, et celle du F.M.I. : Christine Lagarde.

9) Le témoignage d’Alain Peyrefitte qui, en tant que porte-parole du gouvernement a assisté à plus de 300 conseils des ministres présidés par le Général de Gaulle, est très éclairant en ce qui concerne l’extrême importance que celui-ci attachait au Plan, (V. à ce sujet l’ouvrage d’Alain Peyrefitte : « C’était de Gaulle » – Fayard -1994 – page 527,  passage citant le général : « Il faut créer une mystique du plan »).

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